Un nouveau cap ?

 

Ca y est ! On a franchi le cap de la dizaine et on se retrouve en 2020 pour ouvrir une nouvelle décennie. Comment la voir cette nouvelle étape qui s’ouvre à nous ? Selon les collapsologues, ce n’est pas la joie, le monde est en péril et il y a peu d’espoir que ça s’arrange…

D’autres ont une vision moins pessimiste mais soulignent néanmoins l’urgence d’une transformation radicale de nombreux paramètres dans notre vie, dans notre manière de vivre et dans notre civilisation, et je ne parlerai pas de ceux qui font semblant de croire que tout cela n’a aucun sens et qu’on peut bien continuer à fonctionner comme on l’a fait jusqu’à présent, ce qui a pourtant créé les problèmes gigantesques que nous rencontrons.

A titre personnel, je ne peux pas regretter le déclin de notre civilisation qui est tellement inégalitaire. Dans la vision transpersonnelle qui est la mienne, le souci du bien commun, le souci de l’autre, l’importance de la fraternité et de la solidarité sont des valeurs fondamentales.

Alors que vous souhaiter ? Que nous souhaiter ? Puisque nous sommes tous dans le même bateau, nous avancerons ensemble ou nous périrons ensemble. Ensemble, reliés, connectés, c’est le lien qui est important et que nous devons préserver, renforcer ou même retrouver. Retisser nos liens et prendre soin de l’autre, des autres.

Nous avons chacun notre propre manière de servir les autres, servir la vie, que ce soit à travers des engagements associatifs, politiques, humanitaires ou tout simplement par notre attitude envers les autres dans des gestes très simples du quotidien. Il n’y a pas « une bonne voie », mais chacun doit pouvoir trouver les manières de faire qui lui parlent et lui sont les plus naturelles. Je nous souhaite que l’attention aux autres et aux relations soit une présence constante en nous. Comment être heureux si les autres autour de nous sont dans la souffrance et que notre cœur n’est pas ouvert à la compassion. Et n’excluons pas non plus ceux qui nous paraissent être dans l’ignorance ou même dans des actions que nous pouvons juger destructrices, ils font aussi partie de notre humanité et les rejeter ne fait que perpétuer la séparation, la dualité, et rien ne changera fondamentalement si nous continuons à soutenir les visions erronées du chacun pour soi et de la compétition acharnée.

Je souhaite pour vous, pour moi, pour l’humanité, que nous nous rappelions que nous ne sommes rien sans les autres, que seule la relation avec tous les êtres vivants fait de nous des êtres humains conscients.

Prendre soin aussi de notre vie intérieure, qui seule, nous permet d’être reliés à ce qui nous dépasse, à ce qui nous porte et nous donne vie. Toucher la transcendance, le mystère, qui fait que nous sommes des êtres pleinement humains et totalement divins ; le grand paradoxe ! C’est dans cette reliance intérieure que nous pouvons trouver la force, la créativité, l’inspiration pour vivre une vie pleinement réalisée.

Je souhaite pour vous, pour moi, pour l’humanité, que nous devenions des êtres de plus en plus conscients de notre grandeur, de notre ombre et de notre unicité, en toute humilité. Parce que si nous ne sommes pas reliés à cette matrice de l’amour qui nous relie, nous aurons du mal à passer le cap de cette transformation.

Chacun fait ce qu’il peut et ce qu’il croit nécessaire là où il est, là où il en est. Nous sommes tous des apprentis sur le chemin de la vie et de la conscience. Chacun a sa manière d’apporter sa contribution à l’édifice.

En ce qui me concerne, je consacre ma vie à essayer de partager cette conscience de l’amour comme force de guérison et à enseigner de mettre de la lumière sur nos mécanismes de survie égotiques pour faire rayonner enfin la lumière de l’Etre en nous.

C’est ce qui inspire chacun des séminaires que je vous propose, comme un chemin possible pour devenir de plus en plus qui nous sommes véritablement.

C’est encore mon invitation pour cette nouvelle année et je serai heureuse de partager des moments privilégiés et infiniment précieux avec vous.

Si le cœur vous en dit…

Bernadette